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NR vs NMN Partie II-III : la transformation de la santé mitochondriale | Article de recherche

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NR vs NMN Partie II-III : la transformation de la santé mitochondriale | Article de recherche

Cet article fait suite à NR vs NMN Partie I-III : Le duel silencieux de l'anti-âge | (lifexpan.eu)

Introduction

La recherche d'interventions permettant de ralentir le vieillissement s'est intensifiée ces dernières années. L'une des pistes les plus étudiées concerne le nicotinamide adénine dinucléotide (NAD⁺), une coenzyme essentielle du métabolisme cellulaire. Les niveaux de NAD⁺ diminuent naturellement avec l'âge, et cette baisse a été associée à des dysfonctionnements métaboliques, à une inflammation chronique et à d'autres caractéristiques du vieillissement. Restaurer les niveaux de NAD⁺ chez des organismes âgés peut améliorer leur santé et même prolonger la longévité dans des modèles animaux. Le NAD⁺ remplit des fonctions doubles : il participe aux réactions redox pour la production d'énergie et sert de substrat à des enzymes clés liées au vieillissement, telles que les sirtuines et les PARP (poly-ADP ribose polymérases). Les sirtuines, par exemple, ont besoin de NAD⁺ pour favoriser la réparation de l'ADN et l'expression de gènes associés à une meilleure santé cellulaire, leur activation ayant été liée à une durée de vie plus longue chez des organismes modèles.

NAD+ quien es mejor NMN o NR?

Dans ce contexte, l'utilisation du nicotinamide riboside (NR), un dérivé de la vitamine B3 qui agit comme précurseur du NAD⁺, a suscité un intérêt particulier. Le NR peut être converti efficacement en NAD⁺ via la voie de récupération du NAD (salvage pathway) dans les cellules. Contrairement à d'autres précurseurs comme l'acide nicotinique (niacine) ou le nicotinamide mononucléotide (NMN), le NR a montré une bonne biodisponibilité orale et une capacité à élever les niveaux de NAD⁺ dans les tissus périphériques chez l'homme. Ces propriétés ont conduit à la commercialisation du NR en tant que complément alimentaire (par exemple, sous forme de chlorure de nicotinamide riboside, commercialisé sous le nom de Niagen®) et à de nombreuses recherches sur ses bienfaits potentiels pour la santé et la longévité.

Cependant, des questions essentielles subsistent : la supplémentation en NR peut-elle réellement améliorer la santé des personnes âgées, voire prolonger leur vie ? Quels sont les mécanismes moléculaires en jeu et les résultats démontrés dans les études précliniques et cliniques ? Existe-t-il des risques ou des effets indésirables liés à une augmentation artificielle du NAD⁺ ? Cet article passe en revue les 10 rapports ou études les plus récents (des ~2 à 3 dernières années) sur la longévité et son lien avec le NAD⁺/NR, couvrant à la fois des publications académiques (revues à comité de lecture telles que Nature, Science, Cell Metabolism, Aging Cell, etc.) et des reportages de médias spécialisés en science et santé, en anglais comme en espagnol. Nous présentons ci-dessous les principales conclusions de ces études, en mettant en lumière les avancées, les découvertes clés, les controverses et les applications cliniques potentielles liées à l'utilisation du NR pour augmenter le NAD⁺ au service de la longévité.

Méthodologie de la revue

Pour élaborer cette revue, une recherche exhaustive de la littérature récente (2022–2025) liée au NAD⁺, au nicotinamide riboside et à la longévité a été menée. Des bases de données scientifiques (PubMed, Scopus) ont été consultées afin d'identifier des articles originaux portant sur des modèles animaux et des essais cliniques chez l'homme, ainsi que des revues pertinentes. Par ailleurs, des reportages issus de médias spécialisés (sites d'actualités médicales, communiqués de presse universitaires, blogs scientifiques reconnus) résumant des études récentes sur le NR et le vieillissement ont été rassemblés, y compris des sources en espagnol. Dix publications clés ont été retenues : en priorité des études expérimentales ou cliniques pionnières, complétées par des revues influentes ou des analyses critiques de l'état des connaissances.

Chaque source sélectionnée apporte une pièce à l'ensemble du tableau : des essais cliniques évaluant si le NR améliore les marqueurs de santé chez les populations vieillissantes, aux études précliniques explorant les bénéfices et les risques potentiels de l'élévation du NAD⁺, en passant par des revues qui synthétisent les résultats accumulés. Dans la section suivante (« Principaux résultats »), les informations de ces dix études sont synthétisées, avec leurs références correspondantes. Pour plus de clarté, un tableau comparatif résumant les principales caractéristiques de chaque étude (type d'étude, sujets ou modèle, intervention et résultats clés) est inclus. Cette méthodologie mixte assure une perspective équilibrée – intégrant des données de laboratoire, des preuves cliniques initiales et des avis d'experts – sur le rôle du NR/NAD⁺ dans la longévité.

Principaux résultats

Les études récentes sur le NAD⁺ et la longévité avec le nicotinamide riboside présentent des résultats variés. Dans l'ensemble, elles confirment que le NR augmente effectivement les niveaux de NAD⁺ dans les cellules et les tissus, et suggèrent des bénéfices sur certains aspects du vieillissement en bonne santé (par exemple, une inflammation réduite, une meilleure fonction métabolique et une résilience cellulaire accrue). Toutefois, elles révèlent aussi des limites et des controverses : certains essais chez l'humain n'ont pas observé d'améliorations cliniques probantes, et des preuves issues de modèles animaux avertissent qu'il ne s'agit pas d'une « panacée » universelle pour prolonger la vie, et qu'il pourrait même avoir des effets contre-productifs dans des contextes spécifiques (comme le cancer). Voici un résumé de dix recherches ou rapports récents représentatifs :

• Supplémentation en NR chez des adultes âgés (Martens et al., 2023) :

Un essai clinique randomisé (Aging Cell, 2023) a exploré les effets du NR sur le cerveau. 22 adultes âgés en bonne santé ont reçu du NR par voie orale (500 mg deux fois par jour) ou un placebo pendant 6 semaines. Le NR a doublé environ les niveaux de NAD⁺ mesurés dans des vésicules extracellulaires d'origine neuronale (un indicateur indirect du NAD⁺ cérébral) et a réduit les biomarqueurs associés à la neurodégénérescence : par exemple, les peptides bêta-amyloïdes 42 ont diminué de manière significative, tout comme l'activation des kinases JNK et ERK dans ces vésicules. De plus, les changements de NAD⁺ ont été corrélés à des changements favorables dans les voies de signalisation de l'insuline (Akt) et inflammatoires dans le plasma. Bien qu'aucune différence significative n'ait été observée dans les concentrations totales de protéine bêta-amyloïde ou tau dans le sang pour l'ensemble du groupe, ces résultats fournissent des preuves que le NR administré par voie orale peut franchir indirectement la barrière hémato-encéphalique (via les vésicules) et moduler des processus cérébraux liés à la maladie d'Alzheimer. C'est une découverte prometteuse en matière d'amélioration de la santé cérébrale pendant le vieillissement, bien qu'elle ne prouve pas encore de bénéfices cognitifs cliniques. Les auteurs ont souligné la nécessité d'études plus longues pour déterminer si ces changements biochimiques se traduisent par une meilleure fonction cognitive.

• NR et réduction de l'inflammation pulmonaire chez les personnes âgées atteintes de BPCO (Scheibye-Knudsen et al., 2024) :

Une étude publiée dans Nature Aging (2024) a examiné la capacité du NR à améliorer la santé pulmonaire chez des patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), une maladie liée au vieillissement. Un essai clinique en double aveugle a été mené auprès de 40 patients âgés atteints de BPCO stable (et 20 témoins sains), qui ont reçu 2 g de NR par jour ou un placebo pendant 6 semaines. Le traitement au NR a plus que doublé les niveaux de NAD⁺ dans le sang des patients (confirmant son absorption) et a nettement diminué l'inflammation des voies respiratoires : plus précisément, les niveaux dans les crachats de la cytokine pro-inflammatoire interleukine-8 (IL-8) ont baissé d'environ 50 % dans le groupe NR par rapport au placebo après 6 semaines. Étonnamment, cet effet anti-inflammatoire a persisté pendant au moins 12 semaines supplémentaires après l'arrêt du complément, avec une réduction de l'IL-8 allant jusqu'à 63 % par rapport au niveau initial. Il a également été observé que les patients atteints de BPCO présentaient des niveaux basaux de NAD⁺ sanguin plus faibles que les sujets sains, ce qui a été associé à des signes de vieillissement biologique accéléré mesuré par la méthylation de l'ADN. L'augmentation du NAD⁺ avec le NR a coïncidé avec un ralentissement des indicateurs de vieillissement cellulaire chez ces patients. Bien que des études sur des populations plus âgées et sur des périodes plus longues soient nécessaires, cet essai suggère que le NR peut atténuer les processus inflammatoires liés à l'âge, en améliorant potentiellement la fonction pulmonaire et la qualité de vie des adultes âgés atteints de maladies chroniques.

• Le NR améliore la résistance à la marche dans l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs (Leeuwenburgh & McDermott et al., 2024):

Des chercheurs de l'Université de Floride et de la Northwestern University ont mené un essai de phase II auprès de 90 personnes âgées (~71 ans) atteintes d'artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) – une pathologie qui limite la circulation dans les jambes et réduit la capacité à marcher –. Les participants ont été répartis pour recevoir pendant 6 mois : (a) du NR par voie orale à 1 000 mg/jour, (b) du NR à 1 000 mg + resvératrol (un polyphénol), ou (c) un placebo . Selon le rapport publié dans Nature Communications (juin 2024), le groupe sous NR a montré une amélioration fonctionnelle significative : la distance parcourue lors du test de marche de 6 minutes a augmenté de +23 pieds (~7 mètres), contrastant avec le groupe placebo dont la distance a diminué de –34 pieds . En moyenne, la résistance à la marche s'est améliorée de plus de +57 pieds (~17 m) chez les personnes traitées par NR par rapport au placebo . De plus, les patients présentant une forte adhésion au traitement (≥75 % des doses prises) se sont encore davantage améliorés, ajoutant >100 pieds (~30 m) à la distance parcourue en 6 minutes par rapport au placebo . Ces résultats suggèrent que la supplémentation en NR (avec ou sans resvératrol) améliore la capacité physique chez une population de personnes âgées atteintes d'AOMI, probablement grâce à un meilleur approvisionnement énergétique musculaire ou à une meilleure fonction endothéliale. Il convient de souligner qu'il existe actuellement peu de traitements efficaces contre la claudication intermittente causée par l'AOMI, si bien que ce complément pourrait devenir un outil thérapeutique complémentaire pour préserver la mobilité et l'autonomie chez les personnes âgées . Les chercheurs prévoient des essais à plus grande échelle pour confirmer ces bénéfices et mieux comprendre les mécanismes en jeu (par exemple, si le NR améliore la fonction mitochondriale musculaire ou la perfusion sanguine périphérique) .

• Données précliniques : NR et risque de cancer (Goun et al., 2022):

Une étude internationale menée par l'Université du Missouri (publiée en 2022) a introduit une certaine controverse en indiquant que des niveaux excessivement élevés de NAD⁺ pourraient être néfastes dans certains contextes oncologiques . À l'aide d'un nouveau biocapteur bioluminescent permettant de suivre l'absorption du NR chez des animaux vivants, les chercheurs ont observé que la supplémentation à fortes doses de NR chez des souris porteuses d'un cancer du sein triple négatif accélérait la progression tumorale et augmentait la probabilité de métastases cérébrales . Dans ces modèles murins de ce cancer agressif, les cellules tumorales présentaient une captation accrue de NR, exploitant le NAD⁺ supplémentaire pour alimenter leur métabolisme accéléré. Résultat : les animaux supplémentés ont développé davantage de métastases cérébrales que ceux non supplémentés . Étant donné que les métastases cérébrales sont souvent létales et qu'il n'existe pas de traitements efficaces, cette découverte suscite une certaine inquiétude.

L'auteure principale, la Dre Elena Goun, a souligné que si beaucoup prennent des vitamines en présumant qu'elles n'apportent que des bénéfices, « on sait peu de choses sur leur fonctionnement réel » dans certains contextes . Cette étude ne suggère pas que le NR provoque le cancer de novo, mais qu'en présence d'une tumeur agressive, il pourrait favoriser sa croissance/dissémination en fournissant une énergie supplémentaire aux cellules malignes. L'implication est que les compléments de NAD⁺, malgré leurs bénéfices potentiels, ne sont pas exempts de risques et doivent être utilisés avec précaution, en particulier chez les personnes ayant des antécédents de cancer. D'ailleurs, parallèlement à l'intérêt suscité par le NAD⁺ pour le vieillissement, des essais existent où du NR est administré à des patients atteints de cancer pour atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie ; les auteurs recommandent une surveillance attentive de ces cas . Ce rapport souligne la nécessité d'un équilibre : stimuler le métabolisme cellulaire via le NAD⁺ peut être une arme à double tranchant, bénéfique pour les cellules saines mais potentiellement aussi pour les tumeurs.

• Sécurité et nouvelles voies d'administration du NR (Dunne et al., 2024):

Une grande partie de la recherche accumulée confirme que le NR est bien toléré et sûr chez l'humain aux doses testées. Des études initiales ont montré que des doses orales uniques allant jusqu'à 1 000–2 000 mg élèvent le NAD⁺ sans effets indésirables graves, et des essais plus prolongés (8–12 semaines) avec 1 000 mg par jour n'ont rapporté aucun événement indésirable important chez des adultes d'âge moyen ou obèses. Une étude pilote très récente a exploré l'administration intraveineuse de NR, ouvrant la voie à des usages cliniques dans des situations aiguës. Dans cet essai randomisé (prépublication medRxiv, 2024), 37 adultes ont reçu une perfusion unique de NR intraveineux (500 mg), comparée à une perfusion de NAD⁺ direct (500 mg) ou à un placebo. L'objectif était d'évaluer la sécurité et l'augmentation du NAD⁺ dans le sang. Les résultats ont indiqué que le NR IV a été bien toléré, sans événement indésirable attribuable pendant 14 jours de suivi, et a même provoqué moins d'effets secondaires légers pendant la perfusion que l'administration directe de NAD⁺ intraveineux. Le NR IV a également permis d'élever rapidement les niveaux systémiques de NAD⁺. Cela suggère qu'il pourrait être envisageable d'utiliser le NR par voie parentérale dans des contextes cliniques (par exemple, pour des patients incapables de le prendre par voie orale ou nécessitant une augmentation plus immédiate du NAD⁺). De manière générale, plusieurs études de sécurité – dont un essai de 2019 mené sur 120 adultes âgés prenant du NR + ptérostilbène pendant 2 mois – n'ont révélé aucun problème significatif, même à des doses allant jusqu'à 2 000 mg/jour. Récemment, une étude à doses croissantes a rapporté que même 3 000 mg par jour de NR sont tolérables sous surveillance rapprochée, élargissant ainsi la plage considérée comme sûre. Ces données rassurent quant au fait que la toxicité du NR est faible, même si des études à plus long terme restent nécessaires pour écarter tout effet subtil.

• Revue critique de l'état des preuves (Damgaard & Treebak, 2023):

Des chercheurs de l'Université de Copenhague ont publié en 2023 une analyse exhaustive de toutes les recherches cliniques menées sur le NR à ce jour (25 études chez l'humain). Leur revue, intitulée « Ce que l'on sait réellement des effets de la supplémentation en nicotinamide riboside chez l'humain », offre une perspective mesurée. Ils concluent que, bien que le NR élève de façon constante les niveaux de NAD⁺, il a montré « peu d'effets cliniquement pertinents » chez l'humain pour l'instant. Ils soulignent que plusieurs publications ont tendance à exagérer l'importance ou la robustesse des effets rapportés. Par exemple, de nombreux essais avaient un échantillon de petite taille, des durées courtes ou des objectifs de sécurité plutôt que d'efficacité. Néanmoins, les auteurs reconnaissent quelques résultats prometteurs : la réduction de marqueurs inflammatoires (comme les cytokines) apparaît de manière répétée chez les sujets prenant du NR, ce qui concorde avec l'idée qu'un NAD⁺ élevé favorise un état métabolique plus anti-inflammatoire. De même, certains indices suggèrent des bénéfices possibles dans des conditions sévères spécifiques (maladies métaboliques, neurodégénératives), mais ces résultats restent préliminaires. En somme, cette revue souligne que le NR n'est pas encore une « fontaine de jouvence » prouvée, bien qu'il puisse jouer un rôle adjuvant dans l'amélioration de la santé au grand âge en modulant des processus comme l'inflammation et le métabolisme énergétique. Ils recommandent de mener des essais cliniques plus vastes et rigoureux dans des populations âgées, avec des résultats cliniques concrets (fonction physique, cognitive, incidence des maladies) pour véritablement déterminer le potentiel du NR en médecine de la longévité.

• Absence d'extension de vie dans les études de longévité chez l'animal :

Malgré les effets positifs sur la santé métabolique et les marqueurs du vieillissement, il n'a pas encore été démontré à ce jour que le NR prolonge la durée de vie maximale chez les organismes supérieurs. Le programme Interventions Testing Program (ITP) de l'Institut national américain sur le vieillissement – un consortium qui évalue de manière standardisée des composés chez des souris longévives – a rapporté que la supplémentation chronique en NR n'a pas augmenté la longévité chez des souris de souche hétérogène (UM-HET3). Dans cette étude de 2021, seul l'estradiol 17-α a permis d'allonger la durée de vie médiane chez les mâles, tandis que le NR (et 3 autres composés testés) n'a eu aucun effet significatif sur aucun des deux sexes. Il convient de mentionner qu'une étude antérieure de 2016 avait constaté une légère augmentation de la durée de vie moyenne chez des souris traitées au NR, mais le consensus le plus récent de l'ITP est négatif. Autrement dit, élever le NAD⁺ chez des souris normales ne les a pas fait vivre plus longtemps. Cela suggère que, si le NR améliore la santé métabolique (healthspan) ou retarde certaines pathologies, il pourrait ne pas suffire à lui seul pour prolonger la durée de vie maximale chez des individus en bonne santé. Bien entendu, la longévité est un résultat complexe influencé par de nombreux facteurs, et il est possible que des combinaisons de thérapies (NR + autres interventions) ou son usage en présence de maladie puissent révéler des impacts sur la survie que le NR seul ne parvient pas à obtenir. Néanmoins, cette découverte invite à modérer les attentes : le NR n'a pas prouvé être un élixir permettant de vivre au-delà du cours naturel de la vie, du moins dans des modèles de laboratoire bien contrôlés.

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Le Tableau 1 ci-dessous résume ces études et rapports récents sur le NAD⁺/NR et la longévité, incluant leur conception et leurs principaux résultats :

Étude (année)

Conception / Participants

Principaux résultats

Référence

Martens et al. (2023, Aging Cell) – NR et fonction cérébrale chez les seniors.

Essai clinique croisé chez 22 adultes âgés en bonne santé (NR 1 g/jour vs placebo, 6 semaines).

↑NAD⁺ dans les vésicules neuronales ; ↓ biomarqueurs Alzheimer (Aβ_42, pJNK, pERK) dans le plasma ; suggère un impact neuronal bénéfique .

Scheibye-Knudsen et al. (2024, Nature Aging) – NR dans la BPCO.

Essai clinique chez 40 patients âgés atteints de BPCO (NR 2 g/jour vs placebo, 6 sem) + 20 témoins sains.

↑NAD⁺ sanguin ; ↓IL-8 dans les voies respiratoires (~50% à 6 sem) persistant après l'arrêt ; signes d'un moindre vieillissement cellulaire dans le groupe NR .

Leeuwenburgh/McDermott (2024, Nat Commun) – NR dans l'artériopathie périphérique.

Essai clinique de phase II chez 90 adultes ≥70 ans atteints d'AOMI (NR 1 g/jour ± resvératrol vs placebo, 6 mois).

↑Endurance à la marche : +23 pieds au test de marche de 6 minutes (contre –34 pieds sous placebo) ; les participants observants gagnent >+100 pieds vs placebo . Amélioration énergétique musculaire possible, à confirmer par des études plus vastes.

Goun et al. (2022, Univ. Missouri) – NR et cancer (préclinique).

Étude sur modèles murins de cancer du sein triple négatif ; capteur in vivo de NAD⁺.

Fortes doses de NR → ↑NAD⁺ tumoral ; ↑métastases cérébrales chez les souris atteintes d'un cancer agressif . Suggère la prudence : un surplus de NAD⁺ pourrait alimenter certaines tumeurs dans certains contextes.

Dunne et al. (2024, medRxiv) – Perfusion intraveineuse de NR.

Essai pilote randomisé chez 37 adultes (perfusion unique NR 500 mg IV vs NAD⁺ IV vs placebo).

NR IV sûr et bien toléré (moins d'effets indésirables que NAD⁺ IV) ; ↑rapide du NAD⁺ sanguin . Confirme la faisabilité d'une administration IV en clinique (par ex. cas aigus).

Damgaard & Treebak (2023, Rev. critique) – Effets du NR chez l'humain.

Revue de 25 études cliniques sur le NR (2016–2023).

Le NR élève le NAD⁺ de façon constante ; peu d'effets cliniques robustes détectés . Effet le plus reproductible : ↓inflammation systémique . Recommande davantage d'essais de longue durée.

ITP, NIA (2021, Aging Cell) – NR et longévité chez la souris.

Intervention chronique avec du NR chez des souris hétérogènes (UM-HET3), des deux sexes.

N'a pas prolongé la durée de vie maximale ni médiane, chez aucun des deux sexes . (Contraste : le 17-α-estradiol, lui, a bien prolongé la vie des mâles). Suggère qu'une ↑ du NAD⁺ seule ne prolonge pas la longévité maximale.

Autres essais cliniques (2018–2022) – NR métabolique et cardiaque.

Par ex. Remie et al. 2020 (6 sem de NR chez des hommes obèses) ; Dollerup et al. 2018 (12 sem de NR en cas de résistance à l'insuline) ; Simic et al. 2022 (NR+PT en insuffisance cardiaque).

Aucun changement significatif de la sensibilité à l'insuline, de la fonction mitochondriale ou des paramètres cardiométaboliques dans la population générale . Quelques améliorations mineures (ex. composition corporelle), mais effet clinique modeste. Confirme un profil de sécurité favorable.

Nouvelles formulations (Bita et al. 2023, Molecules) – Stabilité du NR.

Article de perspective chimique sur le NR.

Le NR pur est instable (se dégrade lors du stockage) ; mise au point du NR borate comme forme stabilisée. Le NR-borate se dissocie après ingestion et libère le NR actif . Améliore la fiabilité des compléments de haute qualité, garantissant des doses efficaces de NAD⁺.

Médias spécialisés (2023–2024) – Couvertures dans la presse scientifique.

(Nombreux articles dans MedicalNewsToday, ScienceDaily, News-Medical, etc., dont des sources en espagnol : Medi.travel, TheFoodTech).

Mettent en avant des résultats tels que : la vitamine B3/NR pourrait ralentir le vieillissement neuronal (étude dans Aging Cell sur Alzheimer) ; le NR réduit l'inflammation pulmonaire dans la BPCO ; un complément de NAD⁺ améliore la marche des seniors . Diffusent aussi des mises en garde sur les risques oncologiques du NR . Contribuent à rendre ces avancées scientifiques accessibles au grand public.

Tableau 1 : Études et rapports récents (2021–2024) sur le nicotinamide riboside (NR), les niveaux de NAD⁺ et la longévité, avec leurs principales caractéristiques et résultats. NR = nicotinamide riboside ; NAD⁺ = nicotinamide adénine dinucléotide oxydé ; IL-8 = interleukine 8 ; BPCO = bronchopneumopathie chronique obstructive ; AOMI = artériopathie oblitérante des membres inférieurs ; IV = intraveineux ; PT = ptérostilbène. Les références correspondent aux sources citées dans le texte qui rapportent chaque résultat.

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